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Opinion 5 min de lecture 7 Commentaires

Oui, nous paierons tous avec des wearables à l'avenir

Les smartwatchs et autres fitness trackers sont de plus en plus présents dans notre mode de vie. Ces wearables ont non seulement réussi à simplifier le suivi de notre santé mais également à améliorer notre rapport avec le smartphone. Désormais, c'est un nouveau domaine dans lequel ils vont changer notre quotidien : le paiement. Alors, les achats en espèce sont-ils en voie d'extinction ? L'heure de la carte bancaire est-elle arrivée ? Voici ce qui nous attend.

Une histoire de génération

Contrairement à ce que de nombreuses personnes peuvent penser, le marché des wearables est bel et bien en forte croissance. Boostés par les ventes de fitness trackers, ces appareils envahissent la plupart des foyers ces derniers mois. Ils devraient être d'ailleurs nombreux à se retrouver au pied des sapins à Noël.

Les wearables offrent en effet des fonctionnalités diverses qui séduisent les utilisateurs. Depuis peu, ils bénéficient même de la possibilité d'être utilisés pour régler ses achats. Car oui, ce type de paiement est l’une des innovations qui va prendre de plus en plus de place dans notre quotidien à l'avenir.

Les établissement bancaires et les fabricants l'ont d'ailleurs très bien compris, le paiement sans contact via wearable est un marché en pleine expansion qu'il ne faut pas rater. Apple, Google, Samsung, Fitbit ou encore Garmin (pour ne citer qu'eux) proposent tous déjà leurs solutions pour payer via sa smartwatch ou son bracelet connecté. Tous ces services fonctionnent de la même manière en utilisant la technologie NFC (Near-field communication), qui est également utilisée pour les paiements sans contact par carte. Le déploiement de toutes ses solutions est actuellement en cours dans la majorité des pays développés. 

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Ce geste va devenir de plus en plus courant dans les années à venir. © SeventyFour / Shutterstock

C'est notamment la jeune génération qui risque d'être le principal ambassadeur de ce type de règlement. La génération des baby boomers (devenus désormais les papy boomers) fut celle qui a popularisé l'usage de la carte bancaire. La génération Y est celle qui participe activement au paiement mobile et ce sera la génération Z qui utilisera véritablement les wearables pour payer.

Plus d'avantages que d'inconvénients

Certes, encore à l'heure actuelle, il existe une grande méfiance vis à vis de ce type de paiement. Dans ce type de paiement sans contact via wearable, tout le monde est logé à la même enseigne. Quel que soit le service utilisé, il est nécessaire de renseigner ses coordonnées bancaires quelque part. Dans un monde où l'on entend parler en permanence d'arnaques, de vol, de chantage et autres affaires (cyber)criminelles, une personne non informée ne se risquera pas à entrer ses coordonnées bancaires n'importe où et les risques de fraude peuvent effrayer des utilisateurs.

Heureusement, si toutes les mesures de sécurité sont prises, il n'est que très peu probable que vous rencontriez des problèmes de cet ordre et, contrairement à ce que l'on peut croire, cela n'est pas plus dangereux que de payer avec un autre moyen de paiement. Tout comme avec les cartes bancaires, si quelqu'un a utilisé votre wearable frauduleusement, vous avez droit au remboursement des sommes débitées sur votre compte avant l'opposition.

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Le dernier fitness tracker de Fitbit, le Charge 3, est compatible avec le paiement sans contact. © AndroidPIT

Après des débuts balbutiants, dans l’ombre du paiement sans contact par mobile, le paiement via smartwatch commence timidement à faire ses débuts. Les premiers retours, qu'ils viennent des clients ou des commerçants, sont d'ailleurs plus qu'encourageants sur le succès de ce moyen de paiement.

Pour les consommateurs, c'est la possibilité d'effectuer des achats sans forcément avoir d'espèces ou de carte bancaire sur soi. Ainsi, ils n'ont même pas le besoin de sortir leur smartphone de la poche ni de composer un quelconque code secret pour valider leurs achats (en France, la limite est de 30 euros). Pour les commerçants, c'est un gain de temps non négligeable et les files d'attente à la caisse qui disparaissent, car en moyenne, 10 à 15 secondes sont économisées par action !

Patience patience !

Bien entendu, il convient de rester patient avant que le paiement via smartwatch se généralise et devienne aussi important que peut l'être la carte bancaire aujourd'hui. C'est pourquoi la génération Z sera celle qui incarnera cette évolution. A titre d'exemple, il aura fallu 30 ans pour que la carte bancaire soit qua­siment autant utilisée que l’argent liquide dans les pays développés. 

La génération Y est celle qui participe activement au paiement mobile et ce sera la génération Z qui utilisera véritablement les wearables pour payer.

Le développement de ce type de paiement ne représente pas la fin des paiements en espèces ou par carte bancaire. L’utilisation du liquide est d'ailleurs culturelle et les différences entre les pays sont très importantes. Les pays scandinaves se passent déjà des paiements en cash. Au Royaume-Uni, les consommateurs britanniques abandonnent leurs achats via carte bancaire ou cash et paient sur mobile plus que jamais. Une étude récente de Mastercard a notamment révélé que 27% de tout l'argent dépensé a été fait via des smartphones ou des tablettes. A l'inverse, d'autres pays comme l'Allemagne sont encore très attachés aux espèces. Nos voisins outre-Rhin peuvent ainsi régler des achats de plus de 300 euros en espèces. Il n'est pas rare non plus de voir de nombreux restaurants dans des villes allemandes refuser la carte comme moyen de paiement. 

Par conséquent, puisque les habitudes diffèrent selon les marchés, les stratégies mises en place par les banques et les fabricants vont varier d'un pays à l'autre. Alors, certes, il restera toujours une part d’espèces, mais qu'on le veuille ou non, nous paierons de plus en plus avec nos montres à l'avenir

Le paiement via smartwatch vous attire t-il ? Comment réglez-vous vos achats à l'heure actuelle ?

7 Commentaires

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  • Nos voisins outre-Rhin peuvent ainsi régler des achats de plus de 300 euros en espèces.

    Cela ne serait-il pas plus de 3000 Euros ? car 300 euros en France aussi c'est faisable


  • Lorsque les problèmes de sécurité auront été résolus, et que ces appareils ne pourront plus être piratés aussi facilement, peut être (si ce défi arrive a être relevé un jour), en tout cas dans les 10 ans à venir, ça m'étonnerait. Il y a bien trop de personnes réfractaires aux objets connectés, ou qui n'en voient vraiment pas l'utilité (souvent très discutable, il faut dire)


    • Luna depuis 1 mois Lien du commentaire

      Le problème de ce type de te technologie ce n'est pas qu'on puisse en profiter, c'est qu'on ne puisse plus payer autrement comme ses tickets de métro sans son smartphone par exemple.


      C'est un problème très grave qui marginalise définitivement une partie de la population , c'est ce qu'on appelle la fracture numérique, une réalité très crue de notre société


      📣Fracture numérique : 14 propositions pour lutter contre l’exclusion des seniors


      Une étude du CSA et de l’association Les Petits frères des pauvres a été rendue publique cette semaine. Elle s’attarde sur l’exclusion numérique des seniors et l’absence d’accès à internet pour 27 % des 60 ans et plus. Si la tendance s’améliore depuis ces 10 dernières années, 4 millions de seniors restent coupés de la vie numérique et d’internet. Dans un contexte de digitalisation des services, et notamment des services publics, les personnes âgées et les personnes issues de conditions socio-économiques pauvres tendent, encore une fois, à être mises de côté.

      🔔Les femmes âgées, seules et sans revenus : ces grands oubliés du numérique

      L’association Les Petits frères des pauvres tire la sonnette d’alarme et en appelle à un plan national pour lutter contre cette fracture numérique. Vecteur de lien social et d’ouverture sur le monde pour ces personnes dont la mobilité est souvent réduite, le numérique est une véritable opportunité pour les seniors. Certains n’ont pas tardé à adopter cette nouvelle technologie. « Les grands exclus du numérique sont davantage des femmes de plus de 80 ans, vivant seules, avec de faibles revenus », précise l’association.

      D’autres, par contre, se veulent plus réfractaires. Le manque de connaissances techniques et d’initiation progressive à cette nouvelle technologie renforce l’insécurité et le sentiment d’exclusion des seniors face à Internet : « Le sentiment d’exclusion est d’ailleurs ressenti par près d’un quart des 60 ans et plus, y compris par des utilisateurs d’Internet pour qui l’utilisation peut faire prendre conscience de lacunes. Ce sentiment global d’exclusion touche toutes les catégories d’âge. »



      https://www.blogdumoderateur.com/fracture-numerique-exclusion-seniors/


      Un sentiment d'insécurité que l'on partage tous , jusqu'à quand je serai capable de suivre ce train et que va t'il m'arriver quand seule je n'en serais plus capable ?


      • Le problème que tu poses est très intéressant car il sous-tend celui de la libre utilisation de l'argent par les individus dans nos sociétés actuelles.

        La volonté des États et des banques est de voir les transactions libres (d'argent) disparaître soit disant pour empêcher toutes évasions ou corruptions financières.
        Alors que les traffics financiers divers n'ont jamais été aussi florissants mais réservés aux plus puissants.
        Chercher donc l'erreur !

        Donc la volonté de dématérialiser tout échange d'argent n'est en réalité qu'un prétexte pour récupérer des impôts sur le dos des contribuables qui n'ont pas d'autres possibilités d'échapper à cet impôt qu'en payant "en p'tits sous" pour vivre dignement.

        Autant dire que le problème de la fracture numérique concernant la génération montante est le cadet des soucis des grands décisionnaires qui ne raisonnent qu'en terme d'efficacité économique pure, l'humain ne jouant alors qu'un rôle de variable d'ajustement.

        Toute ressemblance avec un certain président de la République ne serait pas vraiment fortuite 😉


  • Luna depuis 1 mois Lien du commentaire

    Avec mon smartphone sans aucun doute, avec une montre, un bracelet certainement pas pour cause d' allergie sévère de contact qui touche mine de rien un nombre assez conséquent de personnes.


    • ça, ça se règle assez facilement, il suffit que les fabricants suppriment le nickel des alliages de métaux utilisés (je sais de quoi je parle, ma mère y est allergique, et moi aussi, j'ai découvert ça assez récemment, j'avais eu la chance de n'avoir aucune montre qui en contenait, ni aucun bijou [seulement une gourmette en argent, que je n'ai plus porté depuis très très très longtemps] jusqu'à ce que ce soit le cas)
      A notre époque, c'est quand même dingue que les fabricants n'y aient pas pensé, c'est quand même un problème connu depuis longtemps :(


      • Luna depuis 1 mois Lien du commentaire

        Problème qui s'aggrave et qui ne s'arrange pas avec des bracelets de type hypoallergenique , juste pour te dire, mon fils ne peut plus porter de ceinture...