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Evénement Apple 24 partages 10 Commentaires

Apple s'intéresse à notre éducation... et surtout à lui-même !

Lors de sa keynote, Apple a abordé de nombreux sujets. En plus de tous les appareils technologiques devenus aujourd'hui assez "classiques", tels que l'iPhone et l'iPad, Apple a annoncé s'intéresser à un autre domaine : l'éducation. 

Ce n'est pas nouveau de voir les géants de la technologie se présenter comme des héros, voire des bienfaiteurs de l'humanité, en se lançant des défis qui apparaissent presque impossibles (je pense notamment à Google qui veut rendre l'être humain immortel). Apple, lui, s'intéresse à notre société d'une manière un peu différente en prenant le problème à la racine : l'éducation. Ce n'est pas trop s'avancer que de dire qu'il y a un (gros) problème à ce niveau, et je trouve formidable qu'une firme de la taille d'Apple décide de se pencher sur un tel chantier.

Fournir des iPad... pour avoir de nouveaux utilisateurs

Concrètement, Apple désire fournir des iPad autant aux élèves qu'au corps enseignant. Ainsi, plus de 50 000 étudiants et 4500 enseignants bénéficieront d'un de ces appareils, ainsi que plusieurs milliers d'enseignants. En pratique, c'est une bonne idée de la part d'Apple, mais agit-il véritablement par bonté d'âme ? Non, il veut tout simplement faire entrer des gens dans son écosystème. La logique est qu'une fois habitués à Apple, ils ne voudront plus en sortir et opteront pour les autres produits de la même marque. 

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L'iPhone est le thème principal de la keynote. © AndroidPIT/ Apple

Apprendre la programmation à grande échelle

Apple compte également lancer un programme du nom de "Everyone can code", consistant à apprendre la programmation à des élèves. Cette idée d'apprendre la programmation à l'école est également populaire en France, cette discipline entrera dans les programmes scolaires cette année. Les plus terre-à-terre diront que c'est une bonne idée et qu'il faut orienter dès l'enfance les plus jeunes d'entre-nous dans de telles filières, puisque ce sont "les métiers de l'avenir", comme j'ai pu l'entendre à plusieurs reprises.

BP
Benoit Pepicq
Apprendre la programmation à l'école n'est pas forcément une bonne idée
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J'ai un avis assez mitigé sur l'apprentissage de la programmation à l'école. J'espère en tout cas qu'ils ne verront pas le monde dans une logique purement scientifique, dans laquelle ils ne verront plus que du vrai et du faux, du noir et du blanc. Outre l'impact de la matière sur les élèves, je pense que le système éducatif a besoin de changements et la programmation ne me semble pas être une priorité. Ceci dit, instaurer cette discipline à l'école peut avoir certaines conséquences positives, mais à quel prix ? L'avenir nous le dira.

Voici donc la conception de l'éducation d'Apple : augmenter son nombre d'utilisateurs et créer un programme pour apprendre la programmation aux jeunes à l'aide son propre programme dont certains aspects deviendront probablement payants, et/ou nous verrons des partenariats avec Apple pour le matériel. L'idée part très certainement d'un bon sentiment et Apple essaye de joindre l'utile à l'agréable, ce qui est compréhensible, mais le géant américain est très loin d'être désintéressé. Je suivrai tout cela avec attention et vous tiendrai au courant.

10 Commentaires

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  • Apple c'est la plus grande arnaque du monde

    • Rideau depuis 3 mois Lien du commentaire

      Peut-être devrais-tu revoir la définition du mot arnaque...

      • Une arnaque est un jeu de cartes dont l'arnaqueur a écrit la règle et dont, dans sa grande mansuétude, il a laissé à l'arnaqué la photo du paquet...

        Arnaqueur : synonyme fin stratège (chez les arnaqueurs)
        Arnaqué : synonyme couillon, cochon de payant (chez tout le monde)

        Plus sérieusement, on a longtemps pensé que l'arnaque était une escroquerie, une tromperie, quelque chose de hautement répréhensible. De nos jours, c'est une preuve d'intelligence, la preuve étant les bénéfices sans nombre qu'elle procure. C'est une pratique courante dans toutes les transactions commerciales où l'intérêt de chacune des parties prime sur l'intérêt global, contrairement aux déclarations d'intentions que l'on peut entendre ça et là, la main sur le cœur.

        De ce point de vue-là, Apple, mais aussi Facebook, Microsoft et tous les autres entrent dans cette définition. Reste à définir la part de sincérité de leur démarche... mais ceci est une autre histoire.

  • Wakfu depuis 3 mois Lien du commentaire

    Oh bah Microsoft et Archos font pareil.

  • Rien de nouveau - j'allais dire, hélas! Vous avez parfaitement résumé la problématique dans votre conclusion. Pour toutes les grandes entreprises, et notamment celles à vocation internationale, l'éducation représente un créneau juteux, sur plusieurs plans. L'alibi est connu : apporter la divine parole à des populations qui ne la connaissent pas encore, la différence avec la simple information étant que le contenu doit en principe participer au développement personnel de l'éduqué, à son'enrichissement intellectuel - et dans l'absolu moral et citoyen -, et à la multiplication de ses compétences. Idée généreuse, donc, sauf que pour ces entreprises dont ce n'est pas la vocation première, l'intérêt réel est d'augmenter le parc de clientèle, en plaçant à fonds gagnant-gagnant ses propres produits, et à augmenter les bénéfices, puisque bien entendu, rien de tout ça n'est gratuit. Apple n'étant pas Mère Thérésa, je suis comme vous dubitatif sur les mobiles (ha ha) qui poussent la firme à la pomme à lancer ce genre de projet. Reste que concrètement, ça peut être profitable - techniquement parlant - pour les gens intéressés. Mais c'est beaucoup plus de la propagande, pour ne pas dire du prosélytisme commercial, que de l'éducation.l

    • Microsoft a déjà un pied dans la place et avec les mêmes motivations, d'où l'idée d'Apple de ne pas le laisser seul envahir ce marché alléchant. Sachant aussi que beaucoup d’autres États réduisent leurs budgets dans l’Éducation, c'est un bon moyen de se substituer avantageusement aux pouvoirs publics et se faire une belle image en rendant l'enseignement dépendant de ses produits et services.
      De plus, il n'est pas prouvé que le remplacement des méthodes "traditionnelles" d'enseignement par du matériel high-tech soient aussi efficace que cela, certaines études récentes montrent plutôt le contraire. Par contre, elle représente une facilité qu'il est difficile de nier et a une bonne image auprès du "grand public".
      Des écoles réservées aux cadres privilégiés de la Silicon Valley ont banni tout matériel informatique connaissant les limitations qu'elles entraînent.
      Laissons plutôt faire Xavier Niel et son école 42 qui a le mérite de donner une chance à ceux qui n'ont pu la saisir avant, bien que je ne me fasse pas beaucoup d'illusion sur la philanthropie du personnage ...

      • Vaste débat, qui connaît ses partisans et ses détracteurs. Modernité oblige, l'informatique à l'école est une quasi-obligation. Reste à en définir les limites. A mon sens, le principal danger est que l'élève "désapprend" à penser, à raisonner par lui-même. Il prend l'habitude d'avoir l'information toute prête sans avoir à faire l'effort d'aller la chercher. En raccourcissant les temps d'apprentissage, il n'y a plus le recul nécessaire pour assimiler ce qu'on vient d'apprendre. Mais c'est vrai que je raisonne comme quelqu'un qui a connu, dans des temps aujourd'hui révolus, les plumes sergent-major, les encriers et le tableau noir (avant d'être vert)...

      • J'ai connu aussi ce temps-là avec le passage de l'encrier aux premières pointes Bic ... avant 68 !

      • Xavier Niel veut des codeurs low-cost et jetables, ce qu'on appelait naguère des "pisseurs de lignes". Pas des ingénieurs ingéniant qui produiront les systèmes à haute valeur ajoutée.

        L'idée sous-jacente à l'introduction de la programmation (et de l'algorithmique) est de préparer des concepteurs et pas des utilisateurs (les enfants le sont sans l'école) de trucs faits ailleurs (en Asie ou parfois aux USA).
        À titre d'illustration, un étude internationale à grande échelle a été récemment menée sur les tops programmeurs (sur base d'épreuves).
        Résultat surprenant probablement : les meilleurs (les plus pointus), les chinois et les russes. Les français ne sont pas trop mal (8e de mémoire) derrière les suisses et sensiblement avant les autres européens et les américains viennent assez loin (pas très bons).
        Perso, je ne suis pas étonné. Les deux logiciels (sur PC) qui m'ont vraiment impressionné ces derniers temps par leur très grande qualité de conception fonctionnelle, ergonomique et technique (redoutable) sont l'un chinois (Taiwan avec une participation Nelle-Zélande) et l'autre russe.

        Problème : trouver des enseignants à la hauteur de l'enjeu. Pas gagné mais vraiment pas du tout.
        Soit dit en passant les compilateurs sont totalement psychorigides avec la syntaxe, la sémantique et l'orthographe ... ça promet (peut-être des effets secondaires inattendus, on n'est pas à l'abri du meilleur !).

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