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Opinion 4 min de lecture 2 Commentaires

La voiture autonome est presque prête mais...

Après une semaine intensive, le Consumer Electronic Show de Las Vegas vient de fermer ses portes. Comme l'on s'y attendait, ce rendez-vous high-tech est désormais également une fête de l'automobile, et plus précisément du futur de la mobilité. Au final, une chose est sûre : qu'on le veuille ou non, les voitures (et les villes) de demain seront de plus en plus connectés et autonomes. Il reste toutefois quelques défis réglementaires et structurels pour y parvenir rapidement.

Des voitures de plus en plus connectées

Si certains doutaient encore jusqu'à présent de la voiture autonome, il est maintenant impossible de continuer de nier après la dernière édition du CES que le futur de l'automobile va dans cette voie. Les constructeurs historiques (Kia, Hyundai, Ford, Nissan...) mais aussi les entreprises tech (Qualcomm, Nvidia, Google, Here...) ont multiplié les annonces et les innovations technologiques grillant ainsi la politesse au traditionnel salon de l'auto de Detroit (North American International Auto Show) qui s'est ouvert dimanche dernier. Au total, les technologies de la voiture de demain ont occupé plus de 27 000 mètres carrés d’espace cette année.

Certes, la tendance n'est pas nouvelle. Depuis plusieurs années déjà, les voitures ont commencé à embarquer de plus en plus de technologies, parfois au désespoir de certains conducteurs qui n'apprécient pas l'infantilisation effectuée par les constructeurs mais surtout qui ont l'impression que les réparations sont de plus en plus difficiles et de plus en plus chères. Mais force est de constater que le mouvement s'accélère désormais fortement.

L'une des grandes tendances du moment est notamment la généralisation au sein des véhicules actuels des assistants vocaux qui devraient remplacer progressivement nombre de commandes physiques présentes au sein du véhicule. Mercedes planche notamment sur une manière de faire démarrer les véhicules par la voix. Comme Renault, Panasonic mise sur le divertissement et a présenté un concept d'habitacle hyperconnecté et modulable. Les tablettes sont nombreuses et la réalité augmentée est utilisée pour donner des informations relatives au trajet.

Electrique ou à pile à combustible

Autre enseignement du CES, les voitures de demain seront électriques. Si les modèles dévoilés de voitures autonomes sont la plupart du temps des voitures destinées aux professionnels, des navettes ou encore des taxis, certaines voitures de série proposent déjà des fonctions de conduite autonome partielle et nombreuses sont électriques (hybride au pire). Toyota a, par exemple, présenté son projet e-Palette comme l'avenir des véhicules de services. Il vise à répondre de manière entièrement automatique et flexible aux différents besoins de la mobilité future. Les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 pourraient servir de terrain d'expérimentation au constructeur japonais..

Certaines voitures de demain utiliseront aussi des piles à combustible. C'est le cas notamment de la deuxième génération de la Hyundai Nexo (Next Generation Fuell Cell Vehicle).

La voiture autonome presque prête mais quelques obstacles sont là 

L'une des nouveautés les plus frappantes de la semaine du CES fut certainement la nouveauté dévoilée par General Motors.  Le constructeur automobile américain General Motors a présenté un concept de voiture sans volant ni pédales et a surtout confirmé avoir demandé les autorisations de circulation aux autorités américaines. Elaborée sur la base de sa voiture électrique Chevrolet Bolt, la quatrième génération du véhicule autonome veut débarquer dès 2019 outre-atlantique.

Si le pari est ambitieux pour GM, il est vrai que la situation américaine est plus facile qu'en Europe et plus propice pour l'arrivée rapide de la voiture autonome. L’organisation des routes et autoroutes (longues lignes droites notamment) et le fonctionnement du Code de la route facilitent l'arrivée de la voiture autonome. La météo, dans certains états (dont la Californie, le berceau de la voiture autonome) aide aussi pour faciliter le travail des capteurs. Enfin, la complexité urbaine est bien différente aux USA. Le nombre de piétons, de cyclistes ou encore de motards est ridiculement bas et la structure des villes américaines est plus favorable.

Penser la ville du futur

Au final, si la voiture autonome veut voir le jour rapidement sur nos routes, des aménagements doivent être faits dans de nombreux domaines. Il faut d'ores et déjà commencer à imaginer à quoi les villes du futur doivent ressembler, notamment en matière de politique urbaine. Il faut aussi changer les réglementations car jusqu'à aujourd'hui le conducteur est toujours tenu de rester les yeux sur la route afin de rester maître du véhicule. Enfin, les assurances doivent se réunir autour d'une table pour décider la procédure à suivre pour déterminer le responsable du véhicule en cas d'accidents. 

Etiez-vous surpris de voir autant de nouveautés automobiles au salon du CES ? Comment envisagez-vous l'avenir de la voiture autonome ?

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2 Commentaires

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  • Quand je vois la façon dont beaucoup conduisent, j'ai hâte qu'il n'y ait plus QUE des voitures autonomes, les humains ne pourront enfin plus conduire comme des abrutis et respecteront enfin les autres. Et ça les arrangera, car lorsqu'on voit le nombre de gens qui téléphonent et envoient des sms (lorsqu'ils ne regardent pas des vidéos en roulant !), on se dit que ces gens-là seront heureux de pouvoir se passer de la conduite. Et puis, qui ne préférerait pas pouvoir éviter les inconvénients de la conduite (concentration et attention permanentes, pas le droit à l'erreur, difficulté pour faire autre chose, etc...) et pouvoir plutôt admirer les paysages qu'ils ratent en conduisant, ou justement être sur sa tablette pour regarder un film ? Bon, on n'y est pas, mais a priori on se dirige vers la technologie permettant d'atteindre cette fiabilité dans les années à venir. Vivement après-demain !


  • Luna depuis 6 mois Lien du commentaire

    Mais il n'y a personne pour la conduire ahaha