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Le code électoral l'oblige : les résultats ET estimations des élections ne peuvent être diffusés avant la fermeture de TOUS les bureaux de vote (ce qui intervient parfois à 20h dans les grandes villes). En effet donner des résultats (comme publier des sondages juste avant) pourraient influencer le vote des électeurs. En même temps, tout le monde savait que cette année la règle ne tiendrait pas. Car le cocktail était explosif : commencons par des journalistes étrangers qui n'en ont cure et ajoutons à cela le développement des réseaux sociaux et l'envie toujours plus grande d'être le premier à communiquer avec le monde, confortablement caché derrière son anonymat et à l'abri de la justice, et il semblait clair que c'était perdu d'avance. Florilège.

Les journalistes veulent leur scoop

Nombreux sont les journalistes à être passés outre. Notamment des étrangers : des belges, des suisses, un néo-zélandais ont osé braver les foudres du système électoral français en postant sur Twitter.
Mais plus étonnant l'Agence France Presse a également publié des estimations avant 20h. Elle avait prévenu qu'elle ne pouvait se permettre d'être doublée par la concurrence des autres agences de presse tel que AP ou Reuters. "Comment imaginer que nos clients puissent recevoir de nos concurrents internationaux des informations sur l'élection présidentielle française avant d'être informés par l'AFP", déclarait ainsi le PDG de l'AFP, Emmanuel Hoog, dans une lettre interne.

La sanction encourue peut s'élever jusqu'à environ 400 000 euros pour les professionnels. De l'autre côté c'est 75 000 euros que peuvent craindre les particuliers qui ont également été nombreux à jouer avec le feu.
 

"Le flan sort du four"

De leur côté les particuliers se sont déchaînés sur Twitter en élaborant un langage faussement secret, référence à la Radio Londres de De Gaulle et ses "les carottes sont cuites". Des qualificatifs géographiques sont ainsi attribués aux politiques : Corrèze ou Pays Bas pour Hollande, Hongrie ou Neuilly pour Sarkozy, Hénin-Beaumont pour Lepen.

Des métaphores souvent sportives ou encore culinaires sont également de mise.

Mais les twitts se diversifient de plus en plus, ne ressemblant plus à rien et rendant la tâche difficile aux surveillants de la toile...

...Qui de fait attaquent également de pauvres innoncents qui n'ont rien compris, et recoivent des amendes surprises

 

Bref un dimanche soir passionant sur la toile, et ce n'est pas terminé car il nous reste deux semaines avant le deuxième tour ! 

source : lemonde.fr

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