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Un quart des Européens fait plus confiance aux robots avec IA qu'aux politiciens
IA 2 min de lecture 6 Commentaires

Un quart des Européens fait plus confiance aux robots avec IA qu'aux politiciens

De nouvelles recherches ont montré qu'un Européen sur quatre préfère faire confiance à l'intelligence artificielle pour diriger son pays plutôt qu'aux dirigeants politiques. Si l'on ne prend en compte que les données du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de l'Allemagne, ce chiffre monte pour atteindre 1 un sur 3 !

On a demandé aux participants s'ils souhaitaient que l'intelligence artificielle "prenne des décisions importantes sur la gestion de leur pays". Les Pays-Bas étaient le pays le plus ouvert à un Premier ministre robot, avec 43% des personnes interrogées d'accord avec cette idée. Au Royaume-Uni, ce chiffre était de 31 %.

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Un Européen sur quatre permettrait à une IA de diriger son pays ! © Centre pour la gouvernance du changement, IE

Cette recherche a été menée par le Center for the Governance of Change, une université espagnole (comme son nom ne l'indique pas). Les chercheurs ont conclu qu'à côté du changement climatique, la gouvernance des nouvelles technologies était le plus grand défi auquel l'UE est actuellement confrontée.

Soixante-dix pour cent des personnes interrogées en janvier 2019 étaient d'accord avec l'énoncé suivant : "si elles ne sont pas correctement contrôlées, les nouvelles technologies feront plus de mal que de bien à la société dans la prochaine décennie." Plus de la moitié (56 %) ont dit qu'ils craignaient que les robots viennent remplacer les emplois manuels.

En ce qui concerne la façon dont la technologie a changé notre façon de communiquer, 68 % des personnes interrogées se disent préoccupées par le fait que les interactions en ligne avec d'autres personnes remplacent de plus en plus les interactions en personne.

Diego Rubio, directeur exécutif, a déclaré que "cet état d'esprit, qui est probablement lié à la méfiance croissante des citoyens à l'égard des gouvernements et des hommes politiques, constitue une remise en question importante du modèle européen de démocratie représentative, puisqu'il remet en cause la notion même de souveraineté.

"La grande majorité des Européens attendent de leurs gouvernements qu'ils adoptent de nouvelles lois et de nouvelles taxes pour limiter l'automatisation et empêcher la disparition d'emploies, même si cela signifie ralentir le progrès économique", a déclaré M. Rubio, ajoutant que ce type de mesures n'était pas encore débattu dans les gouvernements européens.

L'étude a réuni 1 600 participants du Royaume-Uni, d'Espagne, d'Allemagne, de France, d'Irlande, d'Italie et des Pays-Bas.

Le rapport, qui affirme que la quatrième révolution industrielle engendre un sentiment croissant d'insécurité parmi les citoyens européens, peut être lu dans son intégralité ici.

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  • Pour ma part, je ferais plus confiance à un rat, à un cafard, ou même à Judas himself, plutôt qu'à nos politicards corrompus jusqu'à la moelle et qui se foutent totalement de notre sort, toutes leurs actions le démontrent H24 J365. Alors faire confiance à une intelligence artificielle ? Pourquoi pas à terme ? Mais je pense que nous avons encore le temps de nous réincarner pas mal de fois avant de voir nos politiciens de tous bords abandonner leurs pouvoirs et privilèges, ils ne vivent que pour cela.

    Je vise les grands dirigeants, pas les petits élus, souvent sincères, comme les maires par exemple, qui font souvent ce qu'ils peuvent et sacrifient beaucoup de leur vie privée et de leur temps pour leurs administrés, tout en étant très mal rémunérés.


    • Je répète, si cela est nécessaire, il n'existe aucun complot concernant la réalité des vrais détenteurs du pouvoir.

      Nous sommes dans une période historique de passation d'un pouvoir exercé au niveau de chaque nation avec des représentants légalement et (à peu près) légitimement élus qui débute après les accords de Bretton Woods en 1944 qui passe ensuite par la non-convertibilité du dollar en or en 1971 (monnaie de référence internationale) mais permet l'existence et la spéculation massive des marchés financiers jusqu'au développement de l'ultra-libéralisme dans les années 1980 avec des multinationales au-dessus des lois et des banques d'affaires, des fonds spéculatifs qui depuis tirent les ficelles pour imposer le pouvoir qui les arrange (groupe de Bildeberg, Davos, diverses conférences sur les accords commerciaux inter-continentaux ou internationaux) sans avoir à se salir les mains directement.

      Nos dirigeants nationaux ne sont que les faux-nez, les exécutants besogneux de cette caste de super-riches qui ont perdu tout sens de la mesure et des réalités pendant que nous vivons (nous, représentants de la majorité des peuples) en subissant les errements de décisions qui nous ne dépassent complétement...

      Les pouvoirs ne font rien pour que les peuples puissent accepter des décisions qui ne leur apportent que des contraintes en rapport à ceux qui tirent les ficelles.

      Même E. Macron (ancien chargé d'affaire travaillant avec la Banque Rothschild) l'a reconnu implicitement à la fois dans son débat avant-hier avec les "intellectuels" et dans son allocution du jour de l'An.

      Le plus compliqué pour nous avec ce nouveau type de pouvoir, c'est de savoir interpréter les faits et gestes volontiers confus des dirigeants réels qui eux essaient d'éviter les soupçons.


  • Ni l'un ni l'autre !!!


  • La crétinisation des esprits commence à faire ses effets.
    A force de prendre les citoyens pour des imbéciles, ils finissent par s'en auto-persuader.

    La fabrique du consentement comme l'avait imaginé Edward Bernays depuis presque un siècle continue son travail de sape et gagne les esprits, il faut dire que notre classe politique l'aide considérablement.

    Pas d'exemple précis à citer, ils sont de plus en plus nombreux et remarqués.

    L'utilisation de l'IA comme amplificateur du phénomène n'en est qu'un aspect parmi bien d'autres...


  • Pas si l'IA est chinoise...