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3 min de lecture 2 Commentaires

Insolite : des parents envoient leurs enfants en cure de désintoxication car ils sont accros à Fortnite

Fortnite n'est pas disponible sur tous les smartphones mais peu lui importe, sa réputation est déjà faite grâce à sa popularité sur PC et consoles. Le problème c'est que, comme souvent, les bonnes choses causent des abus : des jeunes sont devenus tellement accro qu'ils doivent partir en cure de désintoxication.

Selon une étude, 61% des adolescents américains ont déjà joué à Fortnite. C'est un chiffre gigantesque qui témoigne bien de l'incroyable popularité de ce jeu, mais comme pour tout, il faut observer le revers de la médaille : certains joueurs sont devenu tellement accro que leurs parents, alarmés, décident de les envoyer en cure de désintoxication.

Voici l'anecdote relayée par le journal Bloomberg. Le fils de Debbie, Carson, a 17 ans et passe 12 heures par jour sur ce jeu. Cela a bien évidemment des conséquences : ses professeurs se plaignent de ses assoupissements et de la qualité en berne de son travail. Debbie n'est pas la seule parente à rencontrer des problèmes, d'autres parents - et d'autres professeurs - ont signalé des cas similaires.

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Grâce aux smartphones, vous pouvez jouer n'importe où. © AndroidPIT

La solution ? Envoyer les enfants en cure de désintoxication. Le jeu est devenu une drogue, comparaison que souligne d'ailleurs une spécialiste britannique Lorrine Marer : "ce jeu, c'est comme de l'héroïne", "quand on est accro, c'est difficile de décrocher". La dépendance aux jeux vidéo est loin d'être une nouveauté, voilà un moment déjà que des études se penchent sur le sujet et que le débat oppose gamers et parents, généralement tranché par un "si l'utilisation est contrôlée il n'y aura pas de problèmes". Ceci soulève bien sûr la question "qui va contrôler ceux qui contrôlent ?", car le célèbre dicton "faites ce que je dis, pas ce que je fais" est aujourd'hui très à la mode, et les victimes d'aujourd'hui sont les parents de demain.

Cela rappelle un peu une situation que peut-être certains d'entre-vous ont vécu : dans les années 2000, la grande époque des salles de jeux en réseau, certains lycéens préféraient sécher une journée entière de cours pour la passer en salle de réseau. Cela arrivait probablement aussi dans les salles de jeux d'arcade, dans les années 80 et 90. La différence, c'est non seulement qu'aujourd'hui le sujet est plus sensible et plus relayé, mais aussi que l'addiction est devenue une stratégie commerciale socialement adoptée.

Quoiqu'il en soit, la limitation du temps passé sur les jeux est primordiale. En théorie, et sauf cas vraiment particuliers, c'est vrai, mais en pratique, c'est plus compliqué : comment véritablement surveiller ce que fait un ado de 16 ou 17 ans ? À moins d'être en permanence derrière lui, c'est assez difficile, surtout que les plus malins sauront très bien dire aux parents ce qu'ils veulent entendre. En revanche, passer 12h par jour sur un jeu aurait dû alerter les parents depuis un moment déjà.

Quelles solutions voyez-vous au problème de l'addiction du jeu vidéo ?

Source : Bloomberg

2 Commentaires

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  • Laissez-moi deviner, ce centre de désintoxication ne serait-il pas situé juste à côté de l'école ou des parents envoient leurs enfants pour leur apprendre à jouer à Fortnite ? Autant optimiser...


  • Ha Ha Ha !
    Pathétique !
    On se demande qui sont les vrais fautifs...
    Et dire qu'il y a des gens qui vont s'improviser spécialistes pour ce genre de... cure (?).
    D'anciens toxicos ? Des joueurs repentis ?
    Quelle bouffonnerie !