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Huawei veut utiliser une alternative européenne à Android et iOS

Huawei veut utiliser une alternative européenne à Android et iOS

Le président de Huawei, Eric Xu, appelle à une alternative européenne à Android et iOS pour réduire la dépendance à Apple et Google. Des pourparlers sont déjà en cours avec des entreprises locales. Le résultat devrait profiter à la souveraineté numérique.

"Si l'Europe avait son propre écosystème de terminaux intelligents, Huawei l'utiliserait" Forte annonce d'Eric Xu, résident en exercice de Huawei Technologies. Xu recommande aux Etats européens de développer un écosystème commun pour les smartphones et autres appareils afin d'obtenir une alternative à Android de Google et iOS d'Apple. Il s'agirait d'un grand pas vers la souveraineté numérique dont les États membres de l'UE parlent depuis longtemps.  "Cela résoudrait le problème de la souveraineté numérique européenne", a poursuivi Xu.

Tout cela est déjà bien plus qu'une simple idée. Selon Eric Xu, des pourparlers entre Huawei et des entreprises non spécifiées sont déjà en cours. Le manager de Huawei espère pouvoir bientôt annoncer quelque chose de concret : "Je suppose que nous aurons clarifié les détails d'ici la fin de cette année ou le début de l'année prochaine". Xu, comme le reste de la direction Huawei, n'a aucune illusion sur l'avenir des relations avec les Etats-Unis : "Nous ne devons pas nous accrocher à l'illusion que le conflit sera résolu dans les semaines ou les mois à venir", a déclaré Xu.

Une offre alléchante et risquée

A première vue, une telle alternative Android européenne semble très tentante, non seulement pour Huawei, mais pour l'ensemble du marché. Le duopole dominant d'Android et iOS a jusqu'ici poussé tous les autres systèmes hors du marché, plus récemment Blackberry OS et Windows Phone. Il serait certainement souhaitable d'avoir plus de choix.

Cependant, les avancées réalisées par Huawei auprès des entreprises européennes sont également très transparentes. La position de la Chine sur le marché américain est en danger, il est donc conseillé de prendre au piège d'autres partenaires. C'est tentant pour les entreprises européennes, qui sont elles-mêmes en difficulté sur le marché, mais cela comporte aussi le risque de ruiner leurs propres affaires avec les États-Unis. Une épée à double tranchant.

Via : Golem Source : Handelsblatt

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9 Commentaires

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  • C'est très malin de la part des chinois de suggérer cette idée.


  • cdf depuis 3 mois Lien du commentaire

    On s en tape un peu de Huawei non???


  • Déjà qu'en Europe on n'est pas fichu de s'accorder, ce qui est logique vu les cultures différentes, alors j'ai envie de dire aux chinois, occupez-vous de vos oignons et foutez-nous la paix au lieu de nous apporter des soucis en plus et surtout de vouloir nous contrôler


    • cultures différentes = prétexte.
      Si Google a réussi à imposer Google, c'est que le monde entier l'a adopté aussi, malgré les différences culturelles... Et les chinois ont bien d'autres alternatives software, encore, notamment dans les moteurs de recherche.


  • Quand la politique économique de l'UE reste désespérément orientée (depuis plus de 30 ans) vers un ultralibéralisme aussi démagogique que contre-productif (autant pour elle-même que pour ses entreprises ou ses citoyens) essayer de nous faire croire que cette Europe va changer son fusil d'épaule aussi brusquement avec les inconvénients évoqués dans l'article est soit complètement irréaliste ou bien alors le reflet d'un manque criant de connaissance concernant les préceptes allemands en matière d'économie appliqués à l'Europe communautaire... à moins que ce soit plus simplement le fruit d'une fausse naïveté 🙄

    En clair, faire preuve d'initiative pour initier son indépendance numérique et revoir ainsi sa politique habituelle et ronronnante n'est pas à l'ordre du jour et ne l'a jamais été.
    Dire que je le regrette est bien faible !

    A la veille de l'annonce d'une récession probable de l'économie allemande (basée sur l'exportation maximale à l'heure où le commerce international est mal en point un peu partout dans le monde et sans compter les menaces de Trump) je ne peux imaginer une prise de risque comme celle-là complètement inhabituelle à Bruxelles... j'allais écrire à Berlin 😉

    Vu l'origine de la source citée (un journal allemand) mon opinion est vite faite.

    C'est quand que l'Europe devient enfin adulte... ou meurt ??


    • D'un autre côté, il est temps de relancer la machine à féderer en investissant conjointement, nous les européens, sur des projets de grande envergure, qui profitent à chacun des états participant aux projets. Faire une sorte d'Airbus des telecom et des software (oui, oui, je sais, c'est encore un américanisme).
      Ce n'est pas en misant petit et chacun dans son coin qu'on fera l'Europe qu'on récoltera des profits important.


      • Airbus est un projet franco-allemand et non un projet européen.

        Évidemment, l'Espagne, la Grande-Bretagne et l'Italie sont venus complétés le projet qui apparait aujourd'hui comme une émanation de l'UE mais c'est un mensonge bien pratique qui permet de faire croire que de grands projets industriels sont réalisables et viables grâce à cette union de l'Europe.
        L'ESA, c'est la même chose, car au départ c'est aussi un projet franco-allemand où maintenant même des pays en dehors de l'UE participent.

        Par contre, oui je serai tout à fait favorable à une Europe qui forme des champions industriels capables de résister aux grandes entreprises multinationales américaines ou chinoises.
        Les règlements et l'administration européenne ne le favorisent absolument pas, trois fois hélas !


  • Luna depuis 3 mois Lien du commentaire

    Il a tout a fait raison, je ne m'explique pas qu'on prenne autant de te critiquer Android ou IOS, sans avoir jamais pris celui de faire son propre OS maison.

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