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#IFA18 4 min de lecture 7 Commentaires

Derrière les monstres de la tech, la French Tech brille dans l'ombre

Les grandes firmes multinationales ont tellement pris l’habitude d’être sous les feux des projecteurs que l’on oublie parfois que d'autres entreprises, plus nombreuses mais d'une notoriété moindre, se sont déplacées à l’IFA. Parmi elles, bon nombre d’entreprises tricolores, des "cocorico" comme on les appelle parfois, réunies sous une même bannière : la French Tech. Quelles sont ces entreprises ? Que viennent-elles faire à l'IFA ? Pour répondre à ces légitimes interrogations, nous vous présentons la French Tech..

Si vous nous avez suivis ces derniers jours, vous avez remarqué le nombre considérable d’articles que nous avons écrits sur la présence de Huawei, Samsung, Sony et bien d’autres multinationales lors du grand salon tech de l’IFA. Il y avait pourtant de nombreuses entreprises de taille plus modeste, et parmi elles, un peu plus d’une quinzaine d’entreprises françaises qui ont traversé le Rhin pour arborer le pavillon de la French Tech à l’IFA.

Des entreprises qui ont soif d'international

Certaines sont jeunes et vivent une magnifique aventure, d’autres sont plus chevronnées… et vivent une magnifique aventure aussi car venir à l’IFA et se retrouver sous la houlette de Business France, une structure dédiée au développement international des entreprises, n’est pas chose facile. Dès le moment où elles ont eu la chance de se faire choisir, c’est à dire à faire valider l’aide de Business France par un jury, ces entreprises bénéficient de toute l'expérience de cette structure. Depuis les salons pour tâter le marché et se faire des contacts jusqu'aux déplacements pour vraiment poser un pied dans le pays sur le moyen ou le long terme, elles sont désormais coachées afin de voir leurs chances de réussite augmenter.

france flag
Des entreprises "cocoricos" étaient présentes à l'IFA. © Pixabay

Une fois sur le salon, Business France laisse le champ libre aux marques, seul le logo “La French Tech” placé ici et là permet de voir qu’il s’agit bien d’entreprises françaises. Ensuite, c’est à elles de jouer en accueillant les curieux, en répondant aux questions de leurs visiteurs et en tentant d'avoir des réponses à leurs propres interrogations : leur produit a-t-il une chance de percer dans d’autres marchés ? Faut-il changer un élément de leur stratégie ? Idéalement, elles peuvent peut-être même trouver des contacts utiles pour leur développement.

Des entreprises très variées

L’employé français, parfois raillé pour ses 35h hebdomadaires de travail et pour son grand nombre de jours de congés, est très apprécié pour sa créativité et sa capacité à résoudre des problèmes (notamment outre-Rhin où ce type de cadre est très recherché). Les entreprises françaises bénéficient d’une bonne réputation, c’est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles de plus en plus de jeunes entreprises de l'Hexagone ont des ambitions internationales.

androidpit shapeheart
Shapeheart propose un brassard avec un moniteur cardiaque intégré. © ANDROIDPIT

Les entreprises que j'ai eu l'occasion de rencontrer à l'IFA ont des domaines d’activité bien différents. Divacore, l’une des entreprises de la French Tech les plus connues lors de l'IFA 2018, commercialise du matériel audio (notamment ses écouteurs sans-fil NoMad). Le concept est simple : offrir aux utilisateurs ce dont ils ont besoin, c'est à dire des appareils de qualité optimisés pour une utilisation nomade. Avis aux curieux : nous recevrons bientôt des modèles de test et reviendrons plus en détails sur ces écouteurs, mais ils font une bonne première impression.

L’entreprise FamiLink, elle, propose “un cadre photo connecté pour mamie qui n’a pas Internet” : vous pouvez envoyer vos photos directement sur le cadre (même s’il est situé dans un autre pays) et ainsi partager les bons moments avec les gens qui sont loin. Shapeheart propose elle des brassards de sport, notamment un modèle avec un moniteur de fréquence cardiaque. D'autres produits tout aussi intéressants arriveront bientôt sur le marché.

Bien d’autres secteurs d’activité étaient représentés : Ledger avec la cryptomonnaie, Padam avec une enceinte sans-fil, Biggerpan avec l’Intelligence Artificielle… En bref, il y en a pour tous les goûts.

Quoi qu’il en soit, nous espérons que toutes ces entreprises auront trouvé à l'IFA ce pourquoi elles étaient venues : quête d'information, de notoriété, avec pour certaines l'espoir et la possibilité d'un accès immédiat et productif à l'échelle internationale. 

7 Commentaires

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  • Luna depuis 1 mois Lien du commentaire

    Familink, c'est une idée très intéressante pour tous le monde et pas que pour mamy.
    À ce propos, Mamy n'aura pas Internet pour bien longtemps vu que Orange va définitivement lui fermer sa ligne de téléphone fixe à partir du mois de novembre.


    • Elle va empêcher qu'elle en ouvre une nouvelle ligne fixe. Ce n'est pas exactement la même chose...
      Là où je te rejoins, c'est que ce genre de news est complètement ignoré.

      Quant au fait que tout est fait pour que l'individualisation pour ne pas dire l'atomisation de la société est encouragé par ce "nouveau monde", tu rejoins ce que je dis depuis un certain temps dans le sens où les "personnes réfractaires à la numérisation" de la société sont rejetés sans ménagement dans un silence assassin. La perte d'humanité du monde dans lequel on vit est toujours plus implacable.

      En général, les médias, quels qu'il soient parlent des trains qui déraillent. Sauf que dans la high-tech, tous les médias tendance (là, je m'autocensure...) préfèrent parler de ceux qui arrivent à l'heure.
      Étonnant, non ?


      • Luna depuis 1 mois Lien du commentaire

        Le plan est de faire migrer toutes les lignes RTC en activité vers des lignes internet ADSL.

        C'est 8 millions de lignes qui sont concernées.
        C'est des clients qui vont devoir changer leur équipement.

        http://www.businessinsider.fr/orange-arrete-activite-telephonique-fixe-rtc-fin-2023#nlref=a52c3afc4c0a110ce7aa40b48afa85a2&utm_campaign=20180903&utm_medium=email&utm_source=nl-bi-generale


      • Benoit Pepicq
        • Admin
        • Staff
        depuis 1 mois Lien du commentaire

        Pour ce qui est de la ligne fixe, il y a une SIM dans l'appareil de Familink et c'est eux qui s'occupent de tout, Orange n'a pas son mot à dire.

        Quant aux "médias qui parlent des trains qui déraillent", je je suis pas certain de bien comprendre ce que vous voulez dire mais si vous entendez que les médias ne veulent pas parler des sujets qui fâchent je trouve cela faux, AndroidPIT l'a fait à plusieurs reprises et continue à le faire.


      • @ Benoit Pepicq

        C'est vrai, mais un petit coup d'aiguillon pour rappeler que l'on vit pas dans le "monde positif et tout rose de la high-tech qui va nous sauver des noirceurs de l'ancien" (remplit des mauvais penchants de l'âme humaine)

        Ces qualités humaines importantes qui comme l'humanisme et l'éducation sont piétinés et dévalorisés sous prétexte de modernité dans ce "nouveau monde" ne sont pas le fruit du hasard et pas le seul fait des politiques.

        Mon autocensure concernait autant Luna (pour être mieux compris) que bien d'autres médias (je pensais pas forcément à AP) qui sont étrangement discrets à ce type de discours.

        Et qu'AndoidPIT continue de le faire, elle remplira son contrat.


  • Le plus délicat pour ces "jeunes pousses" est de trouver et convaincre que les innovations qu'elles présentent peuvent "passer la rampe" pour s'imposer comme un futur besoin, matériel ou de service indispensable, à cette clientèle ayant un pouvoir d'achat suffisant pour accepter de payer des tarifs souvent hallucinants.


    • On n'est pas obligé "d'innover" (au sens propre du terme).
      Parfois, il suffit d'analyser le marché ou plusieurs marchés connexes dont les besoins se chevauchent ou se complètent. Ensuite être disruptif, proposer un système qui remplisse ces besoin, et savoir convaincre les gens qui comptent sur ces marchés.
      Ce n'est pas à propement parlé de l'innovation.
      En regardant bien le marché des tuyaux TV, par exemple, avant les Box en France, il y avait la TNT, le satellite, Canal, la video, le câble.
      A côté de ça, on paie aussi pour le téléphone et pour l'internet (fixe).
      Et parfois, l'utilisateur payaient pour plusieurs de ces services, en doublon.
      Fini les opérateurs de téléphonie discount avec l'accès facile aux opérateurs voip depuis la box et même la téléphonie via messenger.
      Certains ont eu l'intelligence de mettre tout ça dans une box et de couper les coûts.
      Il y a encore des stocks d'utilisateurs à convaincre de lâcher le satellite, en faisant du dumping sur les offres box en boostant le passage à la fibre.
      Rien de révolutionnaire, on change simplement les tuyaux. Free a converti Orange, SFR, Bouygues à la box.
      Et demain, ce sera le tour de la domotique. On le voit déjà avec le potentiel de Google Assistant.
      Au fond, les startup sont des labos early-adopter des usages de demain.

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