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Opinion 40 partages 11 Commentaires

3 raisons de préférer les ebooks aux livres traditionnels

J'aimerais aujourd'hui aborder un sujet qui me tient un petit peu à coeur : la lecture 2.0. J'entends souvent dire que l'association d'Internet et des smartphones détruit l'industrie du livre, voire motive les gens à arrêter de lire. Est-ce vraiment le cas ? Je ne crois pas et je donnerai trois arguments ci-dessous pour expliquer mon point de vue et défendre l'ebook tant critiqué. 

Ceux qui ont l'habitude de me lire savent que j'ai tendance à critiquer les effets de la technologie sur notre économie et notre société. La lecture 2.0 n'échappera pas à la règle mais je prends le sujet avec des pincettes car, dans l'ensemble, je ne la considère pas comme une mauvaise chose, et encore moins comme une menace pour notre société ou pour l'industrie du livre.

La critique n'est pas infondée

La lecture électronique est très souvent critiquée, et principalement à cause justement de son format électronique. En tant qu'objets, les livres ont une valeur quasi sentimentale : ils ont souvent une odeur et tourner les pages est pour beaucoup une sensation indissociable du plaisir de lire. Avant d'écrire cet article, j'ai abordé le sujet avec ma collègue Loie qui m'a répondu la même chose que tous ceux à qui j'ai posé la question : "rien ne vaut un bon livre physique, ne serait-ce que pour pouvoir en tourner les pages". Honnêtement, je suis d'accord sur ce point.

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Les pages ne se tournent pas... Tout au moins pas au sens physique du terme. © AndroidPIT

Ce que j'entends souvent aussi, c'est "qu'à cause des livres électroniques, les gens n'achèteront plus de véritables livres". Tout d'abord, il faut bien distinguer "les gens" des personnes qui aiment lire/achètent des livres. Ensuite, il faut expliquer quelque chose de très important : le concept d'Internet (et tout ce qui se trouve dessus) est faussement assimilé au gratuit. Quoi que vous fassiez sur Internet, vous voulez que ce soit gratuit. Le problème, c'est que peu de choses le sont véritablement. Par exemple les applications gratuites de Google (GMail etc) utilisent vos données personnelles, que cela soit bien ou non est un autre débat, mais quoi qu'il en soit vous n'obtenez rien sans rien donner. L'ebook échappe quelque peu à cette situation puisque vous pouvez en trouver beaucoup qui sont (légalement) gratuits, qui sont payants dans le commerce.

Ainsi, pour tout ebook obtenu virtuellement, c'est de l'argent de moins dans la poche des librairies/auteurs/maisons d'édition. Si l'ebook est créé illégalement (copié numériquement sans l'accord de l'auteur), le problème est d'autant plus évident mais là c'est un problème pénalisable par la loi qui est un autre (vaste) sujet. 

BP
Benoit Pepicq
L'industrie du livre classique n'est pas vraiment menacée par celle du livre électronique
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Il est vrai que des emplois peuvent être en danger, je pense notamment aux employés des librairies. En pratique, je trouve que l'on peut très bien concilier les concepts de livre et d'ebook puisque ce ne sont pas toujours les mêmes types de clients. Certes, cela signifie que le marché du livre est fractionné, mais comme nous le verrons plus loin dans cet article, je ne suis pas convaincu qu'il s'adresse aux mêmes personnes. De plus, le commerce du livre est concerné par un problème bien plus inquiétant que nous allons aborder ci-dessous.

Il en faut plus pour détruire l'industrie du livre

Non, je ne pense pas que ces arguments, aussi vrais soient-ils, suffisent pour conclure que l'industrie du livre est menacée. Il y a quelques mois encore, Bloomberg expliquait que le prix des ebooks était souvent supérieur à celui des livres et que, dans l'ensemble, ce n'est pas un marché particulièrement juteux, notamment parce qu'ils ne couvrent pas tous les genres. Toutefois, le livre électronique présente des avantages certains.

1. Lecture 2.0 : réconciliation avec la littérature grâce à un appareil multi-usage

Voilà encore 50 ans, les gens appréciaient de lire des livres car ils avaient une autre conception de la culture. Aujourd'hui, je trouve qu'elle est passée quelque peu au second plan : l'époque où l'on lisait le soir est révolue, aujourd'hui on s'abrutit se cultive avec son téléphone/ordinateur/écran de télévision. Attention, je ne dis pas que plus personne ne lit, mais plutôt que notre rapport avec la lecture/littérature a changé, ou plutôt s'est affaibli. La lecture se fait de bien des façons : messages WhatsApp, actualités sur des sites de journaux ou sur feedly, commentaires sur les photos de repas postés par vos amis sur Facebook, etc... Mais passer des heures à lire un livre semble moins être au goût du jour.

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Pourquoi lire un livre ? N'est-ce pas plus intéressant de parler directement aux gens ? © AndroidPIT

Les jeunes d'aujourd'hui, c'est à dire les adultes responsables de demain, ne me semblent pas vouloir lire pour le plaisir. Beaucoup le font par obligation, à l'école ou dans le cadre de leurs études, mais en dehors de ce contexte je pense que beaucoup préfèrent se divertir devant une série/télé ou des jeux vidéos ou, grande caractéristique de notre époque, en discutant sans arrêt avec d'autres personnes.

D'un côté, nous pouvons donc voir un problème puisque l'intérêt pour la lecture est limité, mais d'un autre, le fait que les ebooks se lisent sur un écran (par exemple votre smartphone ou votre tablette) présente un avantage certain pour beaucoup de personnes. Le nombre de potentiels utilisateurs est énorme puisque beaucoup de gens voudront avoir toutes leurs activités numériques (applications, appels, livres électroniques etc) sur un même appareil. De plus, il est possible d'installer une (ou plusieurs) application(s) spéciale(s) permettant d'accéder à davantage d'ebooks. Toutefois, certains peuvent y voir un problème : sur tablette/smartphone les multiples notifications risquent de vous sortir de votre session de lecture électronique toutes les 5 minutes. Notre utilisation d'Internet influe sur notre cerveau, notamment sur notre capacité de concentration, et les alertes/notifications ne risquent pas d'améliorer les choses. 

BP
Benoit Pepicq
J'ai l'impression que les gens n'ont plus vraiment envie de lire des livres.
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2. Le partage de la culture est plus facile

C'est probablement naïf et utopiste de ma part mais je trouve que l'accès à la culture devrait être simplifié au maximum. La littérature n'est pas réservée aux nerds, contrairement à ce que peuvent croire certaines personnes. Nous pouvons lire des livres sans être des gens ennuyeux ou ringards, et si vous en doutez c'est parce que vous n'avez probablement jamais lu un livre qui vous a véritablement intéressé.

Dans cette optique, il me paraît important que tout le monde puisse accéder à des livres et apprendre (ne serait-ce que l'orthographe qui fait défaut à beaucoup de monde), voire rêver en plongeant dans une histoire romanesque. En France, les droits d'auteur sont valides 70 ans après la mort de la personne, ce qui veut dire qu'au delà de cette période (et sans conditions spéciales) son livre devient public, donc gratuit. L'industrie traditionnelle du livre commercialise évidemment ces ouvrages lui aussi, mais dans le numérique vous pouvez les télécharger gratuitement. C'est un grand avantage de l'ebook.

ALDIKO
Alkido est la référence de la lecture en ligne, incontournable pour les lecteurs assidus. © ANDROIDPIT

De plus, le numérique permet de découvrir de nombreux auteurs dont vous n'entendriez pas parler dans les médias. Grâce à Wattpad et à Kindle, vous pouvez trouver des livres à un bon prix. Si vous appréciez de lire sur un écran et si vous êtes ouverts à la découverte, vous devriez y trouver votre bonheur. De manière générale, vous pouvez trouver des ebooks de tous les genres dans ces applications, allant du "Discours de la méthode" de Descartes à "L'honneur des Midlander" de Victor Moreau.

3. Les livres électroniques peuvent tous être transportés dans un même appareil

Si vous dévorez les livres ou si vous avez peu de place chez vous, vous apprécierez très certainement de ne pas avoir à les stocker chez vous, faute de place. Voilà l'une des plus grandes forces de l'ebook : il ne prend pas de place puisqu'il se trouve dans l'appareil. Mieux encore : vous pouvez placer de nombreux ebooks dans un même appareil. Pas de problèmes de rangement, ni de peur de les voir être volés.

Bien évidemment, l'utilisation d'une liseuse est plus agréable qu'un smartphone ou une tablette si vous désirez vraiment lire longtemps. Non seulement l'écran sera mieux adapté mais, surtout, vous pourrez y installer énormément d'ebooks dans son espace de stockage, alors que vous préférerez certainement allouer la mémoire interne de votre téléphone à d'autres utilisations (applications, vidéos, photos, musiques...). D'un autre côté, il est vrai que des applications telles qu'Alkido et Wattpad peuvent étancher votre soif de lecture avec de nouveaux horizons... De plus, nous trouvons de plus en plus souvent sur nos appareils Android un mode nuit (ou autre système similaire) visant à réduire la fatigue oculaire, peut-être que d'ici quelques années ils auront tous une fonction liseuse intégrée...

Ainsi, le marché des livres électroniques s'adresse principalement (mais pas exclusivement) aux personnes accros à l'écran et avides de découvertes (gratuites). Le marché du livre classique ne cible pas forcément le même public. Sont-ils alors vraiment en compétition ? Est-ce que l'ebook arrivera un jour à remplacer le livre ? L'avenir nous le dira. En ce qui me concerne, je ne saurais pas vraiment dire lequel des deux je préfère, mais ces 3 arguments pèsent lourd dans la balance.

Qu'en dites-vous : les livres doivent-ils être manuscrits ou plutôt électroniques ?

Les commentaires préférés des lecteurs

  • Marie-Claire Dupre depuis 2 mois

    Superbe article 👍👏
    Je suis une lectrice assidue. Étant passionnée de livres, j'aime les livres papier. Mais je lis des livres numériques, spécialement quand je suis hors de la maison, en voyage, en week-end. Mais lire sur une tablette peut fatiguer les yeux. Alors j'ai acheté une liseuse qui est bien meilleure pour la vue. Sinon, je lis les magazines sur tablette, je n'achète plus aucun magazine papier.

11 Commentaires

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  • J'aime les livres, mais plus que tout j'aime lire. J'aime le papier mais j'aime aussi les ebooks. Dans mon monde parfait on s'en ficherait du support puisque l'on devrait pouvoir avoir les deux pour le même prix.
    Je rêverais d'avoir la possibilité d'accéder en ligne à mes centaines de livre sans débourser un centime de plus (J'ai acheté le livre physique, pourquoi n'aurait-je pas droit d'avoir la version numérique?)

    Malheureusement il y a une loi française qui dit que les "packs" physique + numérique sont interdits, pour préserver l'industrie du livre. Et malheureusement-bis, la Suisse (d'autant plus francophone) est une trop petit territoire en terme d'audience pour que les gens du livre ne nous propose ce genre de bundle.

    Du coup, par défaut et pour ne pas payer à double les livres, je reste sur le papier, car j'ai une légère préférence pour ce dernier, mais il en faudrait peu pour que je bascule de l'autre côté.

  • Les ebooks ne prennent pas de place, ne s'endommagent pas (ne s'écornent pas, ne se salissent pas, ne se déchirent pas...), permettent de changer la mise en page (polices, taille des caractères, interligne, retraits, marges...), d'accéder à la définition d'un mot d'un simple toucher et... le marque-page ne glisse pas 😆. N'oublions pas non plus que les électrons ne polluent pratiquement pas (pas d'arbre abattu, pas de carburant fossile pour le transport...). Les avantages ne manquent pas donc, et j'en oublie certainement. Quant aux inconvénients, j'en vois principalement deux: ces satanés drms (le watermarking passe encore, mais les drms, qu'ils soient maudits à jamais !) et le prix excessif pour du dématérialisé (parfois 15€ pour un fichier: honteux).

    • C'est sûr, les avantages pratiques et écologiques ne sont pas niables, même s'ils peuvent être encore améliorés. Comme le souligne Marc, le problème est moins technique que personnel. On aime ou on aime pas, en fonction de ses goûts, de sa culture, de son milieu, de ses possibilités, pour mille et une raisons.
      Tout à fait d'accord avec vous pour les DRM : c'est du racket organisé.

      • 19
        celio depuis 2 mois Lien du commentaire

        Mais plus que le racket l'erreur du ebook c'est de ne pas être facilement accessible pour les francophones.
        Je m'explique : à cause des restrictions géographiques à l'étranger beaucoup n'ont pas accès au playbook et impossible de télécharger un ebook sur Kobo amazone and co on ne peut même pas en acheter un avec du vrai argent et tout et tout.
        La seule possibilité chez Amazone c'est d'acheter la version papier donc bonjour le pratique par contre pour les versions anglaises pas de problème.....

    • c'est connu, les batteries des ebooks sont faites en éléments biodégradables, qui ne polluent pas ... :D

      Myk

  • L'article est contradictoire. Il dit une chose et son contraire.
    Pitié, ne pas confondre mettre bout-à-bout quelques syllabes ou caractères (parfois idéogrammes) et l'écriture-lecture ...

    La question n'est pas de savoir si ça marche techniquement. Bon an, mal an, ça marche. Au moins ponctuellement ou en dépannage, c'est utilisable. Confortable, exploitable de manière régulière, efficiente ou opérationnelle, c'est une autre histoire !

    Les lecteurs "compulsifs" sont "plutôt quasi" unanimes. Ils demeurent attachés aux papiers et ce n'est pas seulement une question d'âge ou de types de contenus (littérature, essai, scientifique etc.). Ce n'est pas non plus uniquement SENSUEL (même si cela l'est aussi et fortement) et certainement pas SENTIMENTAL (ce qui n'est pas exclu, non plus). La sensualité électronique ... bof. Peut-être quand les algorithmes seront au point ; si tant est qu'ils le soient un jour.

    Les mêmes lecteurs sont encore souvent d'accord pour reconnaitre que les liseuses à "encre électronique" et écrans non rétro-éclairés apportent un confort d'utilisation et une autonomie électrique agréables et dignes d'attention dans la DURÉE.
    Bref, une ergonomie acceptable voire confortable. Encore que cela soit surtout vrai pour la littérature "page turner".

    Néanmoins, quelques points à problèmes demeurent et ne semblent pas en voie de vouloir s’améliorer. Par exemple, la diversité des formats (epub, mobi, pdf et autres amazon...), une qualité de réalisation technique baclée souvent (trop) pitoyable à en juger par les commentaires parfois assassins sur Amazon. Également, les restrictions de tous ordres à la lecture sur différents appareils.

    La dépossession de l'objet. Il est voué à l'éphémère par nature et par destination. De plus, il n'est pas cessible, transmissible, prêtable.

    Je n'ai pas trop d'angoisse pour l'industrie mais bien davantage pour les auteurs et les (bons) éditeurs sans lesquels il n'y a pas d'auteur. Les vrais éditeurs ont des "proof-readers" et sont les premiers lecteurs et les meilleurs critiques (pendant qu'il en est encore temps). L'édition à compte d'auteur version AMAZON n'est pas une solution viable. Quant à l'édition (même électro-informatique) freelance, bonjour !
    Le comble est que le coût d'acquisition (alias le prix) est dissuasif et pourtant aucun coût industriel ou logistique !

    Certains (moi, pas vraiment mon habitude) apprécient énormément un vrai libraire qui les conseille connaissant le client, ses goûts et ayant lui-même des suggestions (non algorithmique) à formuler détachées des auteurs en tournée de promo sur les plateaux de TV et radios ...

    Et dire qu'il y a quelques années (peu), on nous chantait la messe de "l'économie du gratuit" (free economy)...

    P.S.

    Il y a deux aspects qui complètent ma perception de l'affaire.
    Primo, j'apprécie beaucoup d'avoir accès librement (et gratuitement) aux œuvres du domaine public (et d'ignorer l'avertissement des québécois quant à leur vision plus "courte" du délai de "tombage" dans le domaine public mais bon...). Ou les scans retraités, OCR soigneusement, méthodiquement corrigés, par Wikisource (autre exemple et non des moindres).
    Secundo, c'est un vrai bonheur et particulièrement édifiant de pouvoir consulter (voire télécharger) les ouvrages anciens originaux (scannés) de la BN (par exemple).
    Néanmoins, il arrive (assez voire trop) souvent que ... j'imprime le fourbi, du moins en partie. Ce qui tempère considérablement l'aspect économique de l'opération !

    • Tout à fait d'accord avec vous, l'offre culturelle - surtout en ce qui concerne l'accès à des textes originaux - reste un des intérêts majeurs d'Internet. Je prends moi aussi beaucoup de plaisir à consulter Wikisource et les sites dédiés de la BNF ou Gallica... pour des ouvrages totalement disparus en librairie. Espérons seulement que les nouvelles technologies feront en sorte que cet accès soit facilité et optimisé. Les vrais libraires d'autrefois sont comme les médecins de famille, en voie de disparition. Dans la petite ville de province où j'habite (40000 hab quand même), il n'y a plus une seule librairie. Le seul point d'ancrage est un hypermarché où le conseil est rare, et jamais personnalisé, plutôt l'écho des critiques glanées dans les journaux parisiens et les émissions à prétexte culturel radio-télévisées. La "machine à emboutir" (cf Saint-Exupéry) est en marche.
      Mais pour rester dans le sujet, ce n'est pas parce qu'une page se tourne que le livre est fini, ce n'est pas parce que le livre est fini qu'on ne peut pas en ouvrir un autre, même dématérialisé...

      • Tout-à-fait d'accord. Cela mériterait de plus longs développements (notamment sur le rôle ambigu d'Amazon et même de Google) mais ce n'est pas le "lieu". Android est parfaitement anecdotique là-dedans.

  • 19
    celio depuis 2 mois Lien du commentaire

    Je pense que le support papier ou non ne change rien au problème ceux qui aime lire aime lire partout ( et c'est mon cas) et puis ceux qui n'aime pas n'aime pas partout . Par contre le ebook est très pratique et j'aime être chez moi et pouvoir lire un ebook sans avoir à sortir le chercher et j'aime aussi sortir et prendre mon temps pour trouver un bon livre.

  • Viscéralement littéraire de formation et de culture, par ailleurs bibliophage, bibliophile et bibliomane, Je ne suis guère convaincu (ça ne vous étonnera pas) par les arguments développés dans l'article (mais encore une fois, c'est un avis tout personnel)

    S'il est vrai qu'il y a un désintérêt pour la lecture, pourquoi un changement de support amènerait-il des clients réfractaires aux bouquins à l'e-book? L'effort de lecture reste le même. Sur tablette ou smartphone, il risque même d'être perturbé par des éléments purement techniques ou publicitaires. D'autre part, les nouvelles technologies, qui prônent l'immédiateté et la réactivité, sont un frein pour le recul et la réflexion.
    Certes l'offre culturelle est multipliée. Mais pour quelle population? et pour quel type d’œuvres? J'imagine mal comment on peut lire sur son smartphone les Misérables ou A la recherche du temps perdu. Surtout à côté des textos qui font notre quotidien, sans orthographe, sans syntaxe, sans grammaire...
    Enfin l'idée du stockage est une fausse bonne idée. Pour avoir vu à plusieurs reprises ma phonothèque numérique disparaître avec des DDE déficients, je n'aimerais pas voir ma bibliothèque prendre le même chemin. J'ai cru comprendre que la fiabilité de certains smartphones était mise en cause...

    Ces points de vue sont les miens, et je conçois parfaitement que d'autres, plus jeunes, ne les partagent pas. Il faut de tout pour faire un monde, et chacun voit à sa porte. Les constructeurs créent les produits, mais seuls les utilisateurs peuvent dire si c'est vraiment ce qu'ils attendaient :

    "Je n'ai jamais pondu un œuf de ma vie, et pourtant je me sens plus qualifié qu'une poule pour juger de la qualité d'une omelette" (Max Favalelli).

  • Superbe article 👍👏
    Je suis une lectrice assidue. Étant passionnée de livres, j'aime les livres papier. Mais je lis des livres numériques, spécialement quand je suis hors de la maison, en voyage, en week-end. Mais lire sur une tablette peut fatiguer les yeux. Alors j'ai acheté une liseuse qui est bien meilleure pour la vue. Sinon, je lis les magazines sur tablette, je n'achète plus aucun magazine papier.

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