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Mobile Innovation Day : est-il donc si difficile pour une entreprise high-tech de survivre en 2016 ?

Lors de la conférence Mobile Innovation Day à Berlin, le 21 juin dernier, divers acteurs du monde de la téléphonie et du système Android se sont réunis afin d'aborder leur cheval de bataille : l'innovation. Google, EyeEm, Gigaset et OneFootball se sont exprimés sur le sujet en présentant leurs stratégies d'adaptation et d'innovation. Est-il donc si difficile pour une entreprise high-tech de survivre en 2016 ?

Il y a ceux qui ont eu du mal à s'adapter...

Le maître mot n'est pas l'innovation à proprement parler, mais plutôt l'adaptation, puisqu'il n'est désormais plus possible d'avoir l'un sans l'autre. L'univers high-tech évolue tellement vite que les entreprises doivent s'adapter sans cesse à son rythme. Cela peut sembler chose facile à première vue mais, sur le long-terme c'est un véritable défi.

androidpit jason titus
Voici Jason Titus, vice président en charge du département Développement Produit chez Google. © ANDROIDPIT

Certaines entreprises telles que Gigaset avaient raté le coche de la téléphonie intelligente et, aujourd'hui seulement, ils réalisent que l'heure est au changement. Des représentants de la marque ont profité de cette conférence pour présenter leurs nouveaux smartphones (qui fonctionnent d'ailleurs sous Android Stock), divers objets connectés afin d'automatiser la maison, ainsi qu'un concept d'immense phablette qui pourrait être utilisé pour des activités de secrétariat et de communication.

Nous souhaitons bien sûr beaucoup de réussite à Gigaset mais, à l'image de beaucoup d'autres entreprises, n'est-ce pas un peu tard pour monter dans la voiture du progrès qui roule désormais à toute vitesse ? Le marché des smartphones est saturé, ses acteurs se livrent une guerre (économique, bien sûr) sans merci, et il n'est pas certain que les outsiders arrivent encore à se faire une place.

… et ceux qui y arrivent tant bien que mal

Nous parlons souvent des géants : Google, Facebook, Microsoft et compagnie. Heureusement pour tout le monde, la hich-tech ne se résume pas à ces quelques noms. Si vous vous intéressez à la photographie, vous connaissez peut-être les applications EyeEm, et si vous êtes un fan de football vous connaissez probablement l'application OneFootball. Un représentant de chacune de ces applications se trouvait à cette conférence sur l'innovation et ont expliqué la manière dont ils conçoivent l'avenir de leur application.

Encore une fois nous retrouvons le concept d'adaptation associé à celui d'innovation. Comme l'a expliqué Ramzi Rizk (créateur de EyeEm), l'objectif de EyeEm est de devenir la référence en matière de recherche d'images et en parallèle de permettre à de bons photographes de se faire un nom. De manière plus générale, il s'agit d'être le meilleur dans sa catégorie tout en donnant aux utilisateurs un avantage supplémentaire, ce qui les fera rester sur l'application.

EyeEm – Appareil photo filtres Install on Google Play

Le véritable problème est de garder les utilisateurs…

Ce point représente d'ailleurs un véritable challenge, non seulement pour les membres de cette conférence mais pour l'ensemble des créateurs d'applications, y compris les plus célèbres (mais dans différentes proportions). Rappelez-vous que 90,3 % des Français arrêtent d'utiliser une application dans les deux semaines suivant son téléchargement, et c'est justement cette situation qui doit être évitée.

androidpit gigaset
Gigaset se met aux smartphones et aux appareils d'automatisation. © ANDROIDPIT

Les raisons expliquant un tel comportement sont multiples, la plus évidente étant bien entendu le nombre d'applications concurrentes disponibles sur le Play Store. Toutefois, d'autres facteurs doivent être pris en compte : l'application peut être de mauvaise qualité (technique ou au niveau du contenu), son utilité peut ne pas être véritablement prouvée, etc.

Afin de pallier ce problème, les créateurs d'applications s'intéressent beaucoup au comportement et aux attentes de leurs utilisateurs. Le porte-parole de OneFootball a expliqué comment son application s'est adaptée afin d'arriver à ses fins, tout en satisfaisant ses utilisateurs. Grâce à un partenariat avec Adidas, l'application est en mesure de proposer à son utilisateur un contenu qui devrait l'intéresser.

Onefootball Live Foot & Scores Install on Google Play

Par exemple, si vous avez indiqué dans l'application que vous vous intéressez au PSG et/ou à Ibrahimovic en particulier, vous verrez des offres d'Adidas spécialisées sur ce club ou ce joueur, par exemple des maillots ou autres accessoires. Dans ce cas de figure, l'utilisateur obtient ce qu'il veut, l'entreprise aussi. Seul hic : toutes les applications ne peuvent pas disposer d'un système de ciblage aussi précis.

… et de proposer des applications de meilleure qualité

L'un des vice-présidents de Google, Jason Titus, a souligné que nous vivons dans une ère de grands changements. Actuellement, 1,6 million de développeurs travaille dans le domaine des applications, d'ici 2018 il y en aura 4,8 millions, selon lui. Vous l'imaginez, le nombre d'applications risque d'augmenter exponentiellement.

Le problème, toutefois, est que le Play Store a un gros problème de qualité, et Google compte bien résoudre ce problème en permettant aux développeurs d'obtenir une certification qui, si l'on en croit Jason Titus, permet aux 2 millions de candidats d'obtenir une formation qui leur ouvrira des portes. De plus, Google  a également mentionné son outil Firebase qui permet aux programmeurs d'accéder à un kit de développement et d'analyse qui leur permettra d'offrir le meilleur service possible à leurs utilisateurs.

Pensez-vous que cette solution de Google permettra d'obtenir un Play Store de meilleure qualité ?

1 commentaire

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  • Je n'ai pas envie de répondre directement à cette question. Mais à une autre qui doit, à mon avis se poser avant : Que recherche Google en "canalisant" et en sélectionnant les candidats potentiels à la production d'une bonne application.
    Peut-être suis-je en train d'enfoncer le même clou ? Mais j'aimerais que l'on se rappelle que Google a aujourd'hui dans le monde Android le souci principal de conserver la capacité de diriger le développement du système avec toutes les retombées commerciales qui suivent et qu'il ne veut absolument pas partager. Ses soucis avec les principaux constructeurs que sont Samsung et Huawei (les mieux connus) qui cachent mal leur désir d'indépendance expliquent, à mon avis, mieux pourquoi il souhaite encadrer et formater les développeurs d'applications.
    Comme Microsoft en son temps, il souhaite former des cadres "Google certified" et promouvoir en même temps tous les produits et services estampillés Google. Cela peut rassurer les plus petits ou les derniers entrants qui verront par cette certification une sécurité améliorée des applis certifiées Google ou les dissuader de suivre un éventuel "brexiteur" qui lancerait son système propre et son magasin d'applis.
    Après ce pas bref préalable, je crois plus facile de répondre à la question posée. Et la, je serai peut-être un peu bref ou abrupt ou adepte d'une réponse de normand : cela dépendra de la volonté et de la qualité des certifications, donc de la réception des futurs intéressés pour souscrire au mécanisme lancé par Google.

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