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La FNAC abandonne la musique et lance une tablette

La FNAC, ou Fédération nationale d'achats (ahaa vous saviez pas ça, hein?) existe en France depuis 1954. Désormais dans 9 pays (Italie, Espagne, Grèce ou Maroc), c'est la principale enseigne de distribution de produits culturels et de loisir. CD, DVD, jeux, livres ou ordinateurs son emprise s'étend. Mais parfois quelques réglages sont nécessaires et la stratégie évolue. Comme celle-ci : la FNAC arrête la vente de musique en ligne mais vendra une tablette Android.
 

La Fnac veut éviter les couacs

Face à la concurrence féroce, la FNAC a visiblement compris qu'elle n'arriverait plus à tirer son épingle du jeu face pour la vente de musique en ligne.
iTunes possède en effet 50% du marché de la musique en ligne en France, suivie par Deezer à environ 34% et Spotify. La FNAC n'en posséde que 3,8%.  Pourtant lors de son lancement rien n'indiquait l'échec.

C'était alors le début des ventes de musique virtuelle, et il était alors logique de penser que puisque la FNAC était le principal fournisseur de musique physique (CD ou Vinyle), elle pourrait rester le principal vendeur de musique virtuelle. Mais lancé quelques mois après iTunes, le service n'a jamais décollé. Les consommateurs continuent probablement d'acheter de la musique en CD à la FNAC, mais pour la musique en ligne, c'est achat sur iTunes et streaming sur Deezer. Et ce n'est pas l'arrivée de Google Music qui va changer la donne !

La FNAC a donc décider d'abandonner ce service en janvier 2013. Les actuels clients devront fermer leurs comptes avant le 31 décembre et ils seront reportés sur iTunes, qui rémunerera la FNAC en retour. Dommage pour les utilisateurs Android !

"Le métier de la FNAC n'est pas de développer de la technologie" a affirmé la directrice de la stratégie de la FNAC, Frédérique Giavarini pour conclure cette décision. Une affirmation qui si elle paraît justifiée, est en complet désaccord avec une autre décision stratégique de la FNAC, celle de construire sa propre tablette.

Nouvelle tablette Kobo Android

Un an après la première liseuse FNAC/Kobo, la FNAC remet le couvert en commercialisant avec son partenaire canadien Kobo, une nouvelle tablette de son cru : la Kobo Arc. Cette tablette de 7 pouces tournant sous Android a vocation à concurrencer les autres tablettes 7 pouces, iPad mini, Nexus 7 et Kindle Fire HD d'Amazon en tête.

Niveau spécificatiosn techniques on y retrouve un processeur dualcore cadencé à 1,5 GHz secondé par 1 Go de RAM et tournant sous Android Ice Cream Sandwich 4.0.4. Son écran de 7 pouces possède une définition de 1280 x 800 pixels (la même que la tablette d'Amazon) et elle arbore également un appareil photo frontal de 1,3 Mégapixels. Elle sera vendue à 179,90 euros pour le modèle 8Go (159,90 pour les adhérents) et à 299,90 euros pour la version 64 Go. Un bon point face aux autres tablettes qui s'arrêtent à 32 Go.

Si elle aura du mal à éclore dans un marché où la marque joue beaucoup, nul doute en revanche que la FNAC saura conseiller ses clients comme il le faut... au détriment de ses autres tablettes. N'y a-t-il pas là un problème déontologique ? "La FNAC est le premier distribueur de tablettes numériques en France", rappelle ainsi Charles Bianchi, directeur commercial. Or si tout le monde va à la FNAC pour acheter sa tablette, et vu l'intérêt porté à l'aide de ses vendeurs, nul doute que les ventes de la tablette Kobo devraient être... plutôt conséquentes !

La tablette sera disponible à partir du 21 novembre dans les magasins et sur le site Internet FNAC. Une bonne idée pour Noel peut-être ?

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