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Comment Google Maps sauve ma vie jour après jour

C’est un cliché qui a la peau dure : les femmes n’auraient pas le sens de l’orientation. Cet article n’aidera malheureusement pas à faire évoluer les mentalités, j’en ai bien peur. Aujourd’hui, je vous parle carte, direction dans l’espace et incapacité de reconnaître sa gauche de sa droite : non, on ne part pas en road-trip à travers la Corrèze, je vais plutôt vous exposer mon grave cas et comment Google a réussi à me rendre totalement dépendante à sa technologie de cartographie mobile.

Google Maps est une sorte de drogue pour les assistés de la direction comme moi. Je m'en sers pour tout, tout le temps, pour me souvenir d'où se situent mes adresses préférées, pour trouver un restaurant ou un parc près de moi, pour éviter d'être trop en retard quand je dois me précipiter d'une bouche de métro aux bras d'un bar de quartier (et d'un ami impatient).

Peut-on se contenter du WiFi ?

Lorsque je suis partie vivre à l'étranger, j'ai vite compris que je pouvais facilement me contenter du WiFi afin d'économiser quelques deniers pour tout. De la consultation frénétique des emails à la recherche des réponses discretos du Trivial Poursuit, ça allait. Mais que j'ai eu du mal à transiger sur une chose : la direction grâce à Google Maps.

Je me suis demandée comment faisaient les gens, avant Google Maps, histoire de trouver des alternatives. Suivre des traces d'animaux dans la terre, mouiller son doigt pour savoir de quel côté vient le vent, avoir toujours une boussole sur soi, ok. Quoi d'autre ?

Ma vie sans Google Maps

Ma vie sans Google Maps ressemble à une lutte dans la jungle urbaine qui nécessite au moins autant de préparatifs que pour un mariage royal, échelle Kate et William. Je dois aller quelque part que je ne connais pas : aucun problème, je regarde les directions sur mon ordinateur puis reproduis sur une feuille de papier, contribuant ainsi bien malgré moi à la déforestation massive, un plan comprenant toutes les rues du quartier autour de la station de métro, pour être bien sûre de couvrir toutes les possibilités. Certains pro de la direction avanceront que la plupart des stations disposent de plans des quartiers. Théoriquement, oui, mais dans la pratique, qui se souvient d'un parcours si on doit tourner plus de deux fois (amis de la mémoire photographique, bonjour).

J'ai également pensé à une autre stratégie qui aurait fait ses preuves par le passé : la communication entre êtres humains. Pour rendre les choses un peu plus plaisantes, j'habite en Allemagne, ce qui signifie qu'à moins d'avoir pris soin d'écrire le nom de la rue sur un bout de papier en bien gros, c'est mort, on peut rebrousser son chemin direct. Alors là, trois cas observés. Cas n°1 : personne ne sait où se trouve la dite rue. On sait où sont les artères principales, mais on ne va pas se mentir, à moins d'y habiter, personne ne connaît les rues ayant deux numéros qui se battent en duel. Help, Google Maps ! Cas n°2 : grâce à mon Allemand inexistant plutôt impressionnant, je ne comprends rien de ce qu'on me répond. Comme je ne veux pas passer pour une malotrue qui envahit un pays sans connaître la langue, je hoche docilement la tête et fais ja ja d'un air entendu. On n'avance pas très vite comme ça. Cas n°3 : l'interlocuteur zélé sort son smartphone pour me tirer d'embarras. Il me laisse même regarder moi-même le plan pour que je visualise mieux. Merci, Google Maps !

La fois où Google Maps m'a (presque) sauvée la vie

Et puis il y a eu cette histoire qui a tout changé : un jour, je dois me rendre à la douane allemande pour récupérer un colis. Aller dans cette partie de Berlin me prend environ autant de temps que si je rentrais à Paris, c'est mauvais signe. J'ai tout prévu : cartes dessinées, nom de la rue imprimée sur feuille A4, révisions de mes bases de langue germanique (Guten Tag ! Tschüss !). Je sors du métro et j'ai l'impression d'avoir été transposée dans une ville soviétique des années 60 qui aurait pas mal été ratissée par la guerre. Je suis mon plan tant bien que mal – le colis est en jeu.

Soudain, une intersection. Sur le plan, pas d'intersection. Que faire ? Je tourne à droite, dans une voie aussi engageante qu'une ruelle de Londres époque Jack l’Éventreur. Je m'enfonce dans des dédales toujours plus sombres. Personne à l'horizon. Bonne ou mauvaise nouvelle, je n'arrive pas à me décider. Plus rien ne ressemble à ma feuille de papier. Je rebrousse chemin. Ce n'est pas le même chemin. Tout à coup, j'entends des sortes de cris lugubres. On est en train d'assassiner quelqu'un tranquillou, c'est sûr. Je me dis que dans les situations de vie et de mort, il ne faut pas mégoter, et que c'est le moment de ruiner son forfait et de se mettre en roaming. La 3G, plus chère que le pétrole, coule dans mon portable. Google Maps, mon sauveur ! Je tourne à gauche, je tourne à droite, je suis devant le bureau des douanes qui jouxte … une auberge de jeunesse aux prix défiants toute concurrence où des gens toujours saouls viennent cuver leur soirée de la veille et crier sans retenue leur joie d'être à Berlin.

Conclusion de cette sombre histoire

En plus de conseiller ce charmant établissement à mes amis voyageurs en quête d'exotisme, je me suis rendue compte que Google Maps était l'une de ces choses qui est rentrée dans mon quotidien comme une amélioration mineure et qui est devenue en l'espace de quelques années une technologie dont je suis totalement dépendante. Bien sûr, comme tout dans notre vie de technophiles un brin excessifs, je pourrais vivre sans, mais le confort que la cartographie mobile m'apporte chaque jour est tel que finalement, j'ai fini par céder à l'appel de la 3G. Réjouissance suprême : l'arrivée de la vue satellite et de la 3D. Google, merci de m'aider tous les jours à trouver mon chemin.

4 Commentaires

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  • Oh bea moi c'est juste le truc le plus pratique que j'ai sur mon portable, en plus je suis pas chez moi pour le boulot donc je connais pas trop le coins où je suis, et sans ça, je serais vraiment à la ramasse ... :P

  • bah j'ai quand même un sens de l'orientation assez bon (merci papa \o/) mais tellement bon que j'hésite pas à m'engouffrer dans des ruelles inconnus et des fois bah c'le drame :P

  • Je me sens moins seule ! Et surtout, que les hommes admettent eux aussi avoir des problèmes de direction devraient faire évoluer les clichés !

  • La même !

    Par fierté je n'aime pas trop le GPS (que en cas de gros secours) mais avec google map je prépare mon itinéraire, je l'apprend, avec la vue satellite pour reconnaître les endroit et c'partie !
    On me demande d'allez à l'endroit X et op Google Map est déjà lancé !

    Je me perd (ça arrive :p) op je me retrouve ! et même pour conseiller des gens pour aller à un endroit en pleine rue, bah je les guide avec !

    bref moi aussi Google à changé ma vie ! :)

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