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Free Mobile n'en finit plus de faire trembler le marché

Free mobile

Grâce au feu vert accordé par l'Autorité de la concurrence vendredi dernier, la date de lancement du bulldozer Free, qui devrait chambouler habitudes de consommateurs et confort des opérateurs historiques, n'a jamais été aussi proche. Le directeur de Challenges, Pierre-Henri de Menthon, avance même le 17 décembre, date à laquelle les clients Free se verraient envoyer par la Poste une carte SIM par les bons soins de Xavier Niel, dirigeant de la société. Les quelques 4,3 millions de privilégiés bénéficieraient même, cadeau de Noël précoce, de temps d'appel gratuit, histoire de tester les services et de s'abonner, si convaincus ils étaient.


Une information officieuse qui est pour nous l'occasion d'essayer de dissiper le brouillard autour du mystère Free Mobile, ses rumeurs, ses mythes.

 

Si les chanceux clients de Free devraient recevoir leur carte SIM mi-décembre, il faudra attendre janvier 2012 pour que l'offre pénètre réellement le marché. On avance des prix jamais vus auparavant, qui pourraient démarrer selon Reuters à 5,90 euros pour deux heures d'appel sans accès à Internet et plafonner à 29,99 euros pour un forfait Internet et communication illimités, y compris vers certains pays étrangers. Lors de la conférence le Web 11 qui s'est tenue la semaine dernière, Xavier Niel a assuré que sa politique restait de « couper les prix  ». On s'engage dans une guerre à la concurrence sans merci qui, pour une fois, devrait satisfaire les consommateurs.

Niveaux smartphones, on ne se réjouit pas encore : aucun téléphone Android n'a pour le moment été annoncé. S'il n'est pas sûr que l'iPhone soit proposé, les téléphones BlackBerry et le Nokia Lumia devraient être inscrits au catalogue. Il sera néanmoins possible de garder son joli Galaxy S2 et de ne souscrire qu'à un abonnement chez Free, ce qui semble être l'option que choisiront la plupart des clients, histoire de tester l'offre à moindre coût. Pas de point de vente officiel pour le moment, mais en plus de son site Internet, la marque sera représentée chez Phone House.

L'objectif de Free Mobile est aujourd'hui de déployer sa couverture réseau. Depuis l'attribution de sa licence de téléphonie mobile en janvier 2010, Free a rapidement tissé sa toile et devrait couvrir 27% du territoire en janvier 2012. L'opérateur vient de passer un accord avec Orange pour développer son réseau qui devrait atteindre 75% en 2015.

Inquiets de ce nouveau compétiteur qui compte bien révolutionner le temps des abonnements à 60 euros, les opérateurs historiques travaillent actuellement à casser leurs prix avec des offres low-cost : Red pour SFR, Sosh pour Orange et B&YOU pour Bouygues. Il sera tout de même difficile de proposer mieux que Free, qui, sans le coût de boutiques physiques (le choix a été de renforcer son centre de télé-opérateurs en ouvrant une antenne spécialisée dans la téléphonie mobile à Colombes), peut se permettre de proposer des prix vraiment bas de plancher. De toute façon, Xavier Niel a annoncé la couleur : « On a dit qu'on divisera [les prix] par deux : s'il y a des offres à sept euros sur le marché, il y aura alors des offres à 3,5 euros ». Tremblez, opérateurs, tremblez.

Source : Challenges

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